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Si ce n’est pas Alzheimer, qu’est ce que c’est?

18-03-2009

Désormais, la maladie d’Alzheimer fait les manchettes de la presse écrite et la une des journaux télévisés. Très bien.

Mais cette médiatisation peut avoir des effets pervers : à force de voir la maladie d’Alzheimer partout, on finit par avoir la mémoire qui flanche…

© Copyright Gilbert Garcin

L’effet “grand méchant loup”

Les pertes de mémoire et les changements de comportement d’une personne vieillissante sont désormais très vite associés aux symptômes de la maladie d’Alzheimer.

Pourtant, dans bien des cas, il s’agit d’autre chose. Parfois simplement du vieillissement naturel ou bien alors d’une autre maladie auquel il faudra porter l’attention nécessaire.

La grande médiatisation de la maladie d’Alzheimer peut susciter une forte angoisse chez la personne concernée par des pertes de mémoire ainsi que pour son entourage.

Avec un effet boule de neige néfaste pour tout le monde.

Alors autant confronter ses angoisses à la réalité avec calme et mesure.

Comment faire la différence ?

Le fait de rencontrer des difficultés de mémoire dans la vie quotidienne concerne 70% à 80% des personnes de plus de 70 ans.

En quoi ces pertes de mémoires sont-elles différentes de celles associées à la maladie d’Alzheimer ?

  • Elles portent sur aussi bien sur des éléments du passé ancien que du passé présent.
  • Elles touchent les informations qui posent des difficultés particulières à notre mémoire comme, par exemple, retrouver un nom propre ou les détails d’évènements passés.
  • Elles s’accompagnent d’efforts particuliers pour compenser le trou de mémoire et souvent d’un état affectif désagréable pour la personne qui vit ces oublis.
  • Si une information est oubliée à un moment précis, elle revient souvent spontanément quelques moments plus tard
  • Les pertes de mémoire restent essentiellement subjectives. Si elles sont une source de désagrément et d’anxiété pour la personne qui les vit, elles n’ont pas de conséquence sur sa vie quotidienne

Si ce n’est pas Alzheimer, qu’est ce que c’est ?

Outre le fait de vieillir, la dépression peut également être un facteur de trouble de la mémoire et de changement de comportement.

En cas de dépression :

⇒ les troubles ont débuté suite à un événement précis alors que le début de la maladie d’Alzheimer est difficile à dater
⇒ La personne exprime ou manifeste un mal-être permanent alors que dans la maladie d’Alzheimer si les idées tristes sont fréquentes ; elles ne sont pas constantes
⇒ Le personne déprimée manifeste son inquiétude pour sa santé et, pour l’avenir. Le malade d’Alzheimer est apathique et se plaint peu
⇒ Elle est ralentie dans ses idées mais aussi dans ses gestes et rencontre des difficultés pour planifier et organiser les activités complexes

Bien sûr, la dépression est également une maladie importante qu’il s’agit de diagnostiquer et de traiter.

Il est nécessaire de consulter son médecin généraliste et éventuellement de demander un soutien par une prise en charge par un psychologue.

Les oublis de la maladie d’Alzheimer

Il est prudent de songer à une maladie d’Alzheimer et de consulter un médecin quand les pertes de mémoire d’une personne:

  • ne portent que sur le passé récent
  • ont des conséquences sur sa vie quotidienne
  • s’accompagnent d’une réduction d’activité, d’une perte de motivation, d’une diminution des réactions émotionnelles
  • n’affectent pas la personne et qu’elle en minimise les conséquences

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Sources :

-La Maladie d’Alzheimer pour les nuls, J. Selmès et Ch. Derouesné, pp. 53-66.

- La démence

-Société Alzheimer Canada

-SanteMedecine.net

La santé des aidants

12-02-2009

Cette semaine, une carte blanche publiée dans le quotidien québecois Le devoir pose la question de la santé des aidants.

Francine Ducharme, Ph. D., Chercheuse au Centre de recherche de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal (CRIUGM) y explique comment la prise en charge d’un proche atteint de démence peut avoir des conséquences sur la santé

“Nous sommes d’avis que des services et programmes adaptés devraient être conçus pour les soutenir, et ce, dès le premier stade de leur parcours d’aidant” explique-t-elle.

Au cœur de cette démarche: la prévention et l’information.

En 2007, l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal (IUGM) lançait le site Web Aidant.ca.

Ce site, destiné au grand public et aux proches aidant de personnes âgées, comprend des contenus mis à jour régulièrement ainsi qu’un répertoire de ressources de soutien de très grandes qualités.

Un site à ajouter d’urgence dans vos favoris.

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Pour lire l’article de Francine Ducharme en entier, cliquez ici.