Posts Tagged ‘medicament’

Revue de Presse

17-06-2009

-Dans Le Figaro: Des chercheurs britanniques viennent de montrer que les personnes qui travaillent longtemps sont atteintes de la maladie à un âge plus avancé que les retraités «précoces».

-Dans Le Monde: La maladie d’Alzheimer pourrait-elle se transmettre comme une pathologie infectieuse ? C’est la nouvelle hypothèse que soulèvent des travaux expérimentaux chez la souris menés par une équipe européenne et publiés sur le site de la revue Nature Cell Biology.

-Dans La Provence: Marseille, capitale européenne de la lutte contre Alzheimer? La Commission européenne choisit le programme d’une équipe de La Timone pour activer la recherche de nouveaux médicaments contre les maladies neurodégénératives.

-Dans le NY Times: All-Night Care for Dementia’s Restless Minds. Cara Buckley and James Estrin describe a unique care program at the Hebrew Home in Riverdale, N.Y., to address “sundowning,” the tendency of patients with Alzheimer’s disease and other forms of dementia to be struck by sleeplessness, agitation and wandering at night.

F.R.

Patients discriminés?

11-06-2009

Tous les malades d’Alzheimer, en Belgique, ne sont pas soignés et accompagnés de manière optimale.

Ce sont les conclusion d’une table ronde d’experts belges de la maladie d’Alzheimer qui s’est tenue à la fin du mois de mai.

Ces spécialistes estiment que davantage d’attention doit être accordée à la maladie, au patient et à sa famille.

“La maladie d’Alzheimer reste taboue et souvent confinée au sein de la famille. Autour de chaque patient, on estime que 5 autres personnes sont concernées par la maladie. La maladie d’Alzheimer reste une maladie cachée, qu’on essaye d’oublier.

Il est pourtant possible de briser ce tabou, exactement comme on l’a fait pour le SIDA” a expliqué le Dr Ventura, neurologue, et praticien aux Consultations Cliniques de la Mémoire à l’Hôpital Erasme à Bruxelles.

Investir dans une meilleure prise en charge des patients atteints de la maladie d’Alzheimer permet non seulement d’améliorer leur vie quotidienne et celle de leur entourage, mais également de retarder leur institutionnalisation qui génère des frais élevés.

Des études récentes (Mittelman, 2006, et Lopez, 2009) a en effet démontré qu’un traitement médicamenteux, couplé à une approche non médicamenteuse adaptée, permet de retarder l’entrée en institution.

Pour rappel, en Belgique:

  • 165.000 personnes souffrent de démence, dont 100.000 de la maladie d’Alzheimer.
  • En 2020, on estime que 150.000 patients seront touchés par la maladie d’Alzheimer.
  • D’ici 2040, on prévoit un doublement des chiffres actuels.

Depuis le remboursement des médicaments contre l’Alzheimer, on accorde plus d’attention à la maladie, tant sur le plan de la recherche qu’en ce qui concerne l’approche du malade et de son environnement.

C’est dans ce contexte que s’est développée l’approche non médicamenteuse, comme les cliniques gériatriques de jour et les cliniques de la mémoire.

Aujourd’hui, il existe actuellement deux options de traitement pour la maladie d’Alzheimer (voir notre billet sur ce sujet):

-> les inhibiteurs de la cholinestérase

->la mémantine.

Ces deux classes de médicament présentent un impact différent sur la maladie. Il est donc possible, dans certains cas, de les combiner afin d’augmenter leur effet.

Or, le recours simultané à ces deux traitements n’est pas remboursé en Belgique, contrairement à ce qui se passe dans d’autres pays voisins (dont la France).

Seuls les patients qui en ont les moyens financiers peuvent dès lors se permettre cette combinaison.

Exister

Les praticiens, réunis, lors de cette table ronde, plaident donc ensemble pour que ce soit désormais le cas.

« Les patients atteints de la maladie d’Alzheimer sont encore trop souvent caractérisés par leurs déficiences plutôt que par ce dont ils sont encore capables” explique Jurn Verschraegen, responsable de la coordination de l’Expertisecentrum Dementie (ECD) Vlaanderen.

Et d’ajouter : “Même si le contact est différent, il continue d’exister. Chaque patient qui souffre de la maladie d’Alzheimer ne doit dès lors pas uniquement être vu comme un patient mais aussi comme un être humain !”

Nous devons garantir la qualité de vie de tous, ainsi que celle de la famille. Ce qui ne se fait pas encore suffisamment. Nous devons en faire prendre conscience à la population, aux spécialistes et aux décideurs. »

F.R.

Astuces Alzheimer

26-05-2009

Les médicaments

S’il n’existe pas encore de traitement curatif de la maladie d’Alzheimer, de nouveaux médicaments ont été mis au point pour améliorer la qualité de vie des malades.

Les médicaments proposés aux malades d’Alzheimer ont pour objectif de limiter les symptômes en améliorant la communication entre les neurones perturbée par les lésions cérébrales.

  • Les inhibiteurs de la cholinestérase

Ces médicaments sont au nombre de trois : l’Aricept, le Reminyl et l’Exelon.

Ils sont recommandés pour les maladies d’Alzheimer débutante et modérée.

Les personnes atteintes par la maladie d’Alzheimer souffrent d’un déficit progressif en acétylcholine.

L’acétylcholine est un neurotransmetteur. Elle joue un rôle essentiel dans la bonne transmission des informations entre les neurones.

Les inhibiteurs de cholinestérase agissent en ralentissant la destruction de l’acétylcholine, par l’enzyme appelée cholinestérase, entraînant ainsi une concentration plus élevée de cette substance dans le cerveau.

Ces trois médicaments disposent d’une efficacité similaire, à chacun -avec l’aide de son spécialiste- de définir lequel des droits convient mieux à ses habitudes personnelles.

-> Effets indésirables :

Problèmes digestifs, ralentissements du rythme cardiaque, peuvent poser problème ou personnes asthmatiques ou qui souffrent de bronchites chroniques; cauchemars, crampes musculaires, fatigue anormale et perte d’appétit sont possibles.

Lorsqu’une personne malade ne tolère plus le médicament ou qu’il paraît inefficace, il faut consulter de nouveau le spécialiste.

  • La mémantine

Dernier apparu, la mémantine commercialisée sous le nom d‘Ebixa, agit sur un autre neurotransmetteur, le glutamate.

L’Ebixa a pour mission également de ralentir les symptômes de de la maladie.

Il est indiqué dans les formes modérées à sévères de la maladie d’Alzheimer.

->Effets indésirables:

Problèmes digestifs, nerveux (anxiété, hallucinations, troubles du sommeil), vasculaires (hypertension artérielle).

L’association de la mémantine à un inhibiteur de cholinestérase est parfois utilisée du fait de leurs mécanismes d’action différents.

Toutefois, cette association n’est pas recommandée comme traitement initial, car elle n’a pas fait la preuve de son efficacité plus grande.

En revanche, l’ajout de mémantine à un inhibiteur de cholinestérase peut-être essayé lorsque l’action de ce dernier s’épuise.

  • Remboursement

Le Mini Mental State Examination (MMSE) permet d’évaluer le degré de sévérité de la maladie.

Les traitements de la maladie d’Alzheimer sont remboursés sous conditions et après accord du médecin-conseil de la mutuelle.

Pour obtenir un remboursement d’un des trois anticholinestérasiques, il faut que le MMSE soit supérieur ou égal à 12 lors de la première évaluation et ne descende, par la suite, jamais en dessous de 10.

Ces traitements sont donc réservés aux formes débutantes à modérées de la maladie.

La mémantine est, elle, réservée aux formes modérées à sévères. Le MMSE doit être inférieur ou égal à 14 pour obtenir le remboursement.

F.R.

Sources :

-Infos Alzheimer: Remboursement des traitements dans la maladie d’Alzheimer: les grands principes

-J. SELMES, Ch. DEROUESNE, La maladie d’Alzheimer pour les nulles, First Editions.

Des médicaments

19-05-2009

Quels sont les médicaments accessibles aux malades d’Alzheimer ? Que peut-on attendre des recherches en matière de vaccin ? D’autres pistes sont-elles à suivre?

L’avancement de la recherche et l’utilité des médicaments se sont invités autour de la table  de discussion de l’Alzheimer Café de Mons.

Nous en profiterons pour faire, cette semaine, le point dans nos « Astuces Alzheimer » sur les différents médicaments présents sur le marché et les spécificités de chacun.

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F.R.

L’effet aspirine

10-06-2008

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens - comme l’aspirine, l’ibuprofen ou encore le naproxen- représentent-ils un espoir significatif pour la recherche dans le domaine de la prévention de la maladie d’Alzheimer ? A voir!

Will Scobie

Les résultats de recherches menées sur les effets des médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens ont été particulièrement nombreux ces dernières semaines. Et, malheureusement, bien difficiles à interpréter ! En effet, les conclusions de ces études partent dans des directions opposées. Tentons de faire le point.

Les vétérans et l’ibuprofen

Au début du mois de mai, une équipe de chercheurs menés par le Dr Steven Vlad de la Boston University School of Medecine publiait une étude qui portait sur les dossiers médicaux de 250 000 vétérans. Cette recherche révélait que les vétérans qui ont utilisé de l’ibuprofen pendant au moins cinq ans diminuaient les risques de développer une maladie neurodégénérative de 40 %. Ces chercheurs ont aussi découvert que certains autres anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) réduiraient le risque de développer la maladie d’Alzheimer de 25 %.

Cette recherche n’est pas la première à établir un lien entre la prise d’AINS et l’Alzheimer, mais les résultats restent contradictoires.

Pas d’effets ou négatifs

Une étude menée, sur les antidouleurs naproxen et celecoxib par Barbara Martin de la Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health (Baltimore) (à paraître dans le numéro de juillet 2008 d’Archives of Neurology) montre que ces deux antidouleurs n’ont pas effets positifs sur l’évolution de la maladie d’Alzheimer. “Les médicaments que nous avons étudiés ne semblent pas améliorer les fonctions cognitives des patients, au contraire, certains indices, certes faibles, tendent à montrer que leurs effets sont négatifs » a expliqué la chercheuse Barbara Martin.

…Et l’aspirine?

Enfin, le 28 mai dernier, une nouvelle recherche publiée dans le numéro de mai de Neurology est venue ajouter de l’eau au moulin de ces débats: il n’y aurait, selon cette étude, pas de différences majeures entre les différentes catégories d’anti-inflammatoires en terme d’effets sur le développement de la maladie d’Alzheimer.

L’étude -menée par le professeur Peter P. Zandi, également de la Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health - vient contredire celles affirmaient que l’ibuprofren pouvait avoir un effet particulier dans la prévention de ce type de démence par rapport à l’aspirine ou encore au naproxen.

Les auteurs de cette recherche déclarent que leurs résultats ne permettent pas d’affirmer que l’usage de ces médicaments est efficace dans la prévention ou le traitement de la maladie d’Alzheimer, ou en tout cas, ne l’est pas encore.

En conclusion

Le processus de l’inflammation joue peut-être un rôle dans la maladie d’Alzheimer et de manière générale, dans le déclin cognitif. Mais actuellement, la science n’en sait pas encore assez pour déterminer quel est son rôle et, s’il est significatif.

Les experts des maladies neurodégénératives jugent ces résultats intéressants, mais continuent d’inviter la population à la prudence. Ces médicaments peuvent avoir des effets secondaires importants : gastrite, stomatite (inflammation de la bouche et des gencives), douleurs abdominales, voire même ulcération du tube digestif.
Pour le moment, les spécialistes estiment que les anti-inflammatoires ne doivent pas encore être utilisés pour réduire les risques de démence.
F.R.

Sources:

-Étude du Steven Vlad, (Journal of Neurology, mai 2008)
-Étude de Barbara Martin (Archives of Neurology, juillet 2008)
-Étude de Peter P. Zandi (Neurology, mai 2008)

Découvrir les dessins de Will Scobie.