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Colloque le 16/09/10
7-09-2010
A l’occasion de la Journée Mondiale de la maladie d’Alzheimer, la Ligue Alzheimer organise le 16 septembre 2010 son 18e colloque annuel à Louvain-la-Neuve sur le thème:
“Quoi de neuf Alzheimer ?
L’info dans tous ses états !”
Programme de la journée:
Animation de la journée : Luc Hossepied, journaliste
8h30 : accueil des participants
9h00 : ouverture du colloque par la Ministre wallonne de la Santé, Madame Eliane Tillieux, la Députée provinciale, Madame Françoise-Florence Michel et l’Echevin de la citoyenneté d’Ottignies-Louvain-la-Neuve, Monsieur Benoît Jacob
9h30 : «Une pathologie qui peut toucher les personnes jeunes: la DFT et les maladies apparentées»
Dr Marion Paulin, neurologue au CHRU de Lille
10h00 : questions-réponses
10h10 : «Maladie d’Alzheimer et diagnostic : comment le communiquer ?»
Pr Thierry Pepersack, Gériatre, hôpital Erasme, ULB
10h40 : questions-réponses
10h50 : pause-café
11h10 : «L’aide aux aidants : les apports de la thérapie brève»
Dr Jean-Jacques Wittezaele, Docteur en psychologie, fondateur de l’Institut Gregory Bateson
11h40 : questions-réponses
11h50 : «Maladie d’Alzheimer : où en est la recherche ?»
Pr Jean-Noël Octave, Université Catholique de Louvain, Institute of NeuroScience
12h20 : questions-réponses
12h30 : pause de midi
13h30 – 16h: table ronde d’experts «Qui fait quoi pour Alzheimer ?» avec les intervenants suivants :
- Madame Del Cul, Présidente de la CSD du Centre et de Soignies, «Présentation du projet alternatif : patient-soignant-aidant»
- Pr Laurent Lefebvre, Neuropsychologue, Professeur chargé de cours à UMons, «L’apport de la logopédie dans la qualité de vie des personnes atteintes de la Maladie d’Alzheimer»
- «Vivre la maladie d’Alzheimer au quotidien», témoignage d’un patient
- Pr Martial Van der Linden, Professeur de Psychopathologie et Neuropsychologie aux Universités de Genève et de Liège, «La Maladie d’Alzheimer : vieillissement normal ou pathologique»
- Madame Sabine Henry, Présidente de la Ligue Alzheimer ASBL, «25 ans de travail associatif»
- Dr Jean-Jacques Wittezaele, Docteur en psychologie, fondateur de l’Institut Gregory Bateson, «Quid de la thérapie brève ?»
- Dr Corinne Van Oost, médecin en soins palliatifs (clinique St Pierre à Ottignies et à domicile pour l’ASBL Domus); présidente de Pallium, la plate forme en soins palliatifs du Brabant wallon
- «Ecoute, vision et expression, le rôle des médias», intervention d’un journaliste
16h00 : clôture du colloque
(la reconnaissance comme journée de formation a été accordée par la Région wallonne)
Adresse:
Auditoire Socrate 10
Place du Cardinal Mercier, 11
1348 Louvain-la-Neuve
Réservation:
Vous pouvez vous inscrire en envoyant les informations suivantes:
- Nom
- Prénom
- Statut (famille, professionnel, étudiant, média)
- Nom de l’institution éventuelle
- Adresse complète
- N° de téléphone et e-mail
À faxer au 04/225 86 93
ou envoyer par courrier postal à
Ligue Alzheimer ASBL
Rue Montagne Sainte-Walburge, 4b
4000 Liège
ou par e-mail :
ligue.alzheimer@alzheimer.be
Inscription obligatoire. PAF de 10€
(sandwich et boisson compris)
ATTENTION : la validité de votre inscription est conditionnée au versement de 10€ sur le compte
360-1159634-05 avec la mention : « colloque 2010 + nom et prénom de la personne inscrite » (un seul formulaire par personne SVP)
J.L.
Tags: 2010, alzheimer, annuel, colloque, septembre
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Détecter Alzheimer? Pas de panacée
24-08-2010
L’info a été abondamment relayée par la presse cet été. On pourrait, incessamment sous peu, « prédire » la maladie d’Alzheimer cinq ans avant qu’elle ne se déclare avec 100% d’exactitude. Le tout via un marqueur biologique novateur… Une avancée à relativiser.
Bénéfice indéniable de cette découverte, si elle devait être confirmée : elle constituerait une avancée majeure dans la recherche pour la mise au point d’un diagnostic fiable et précoce de la maladie d’Alzheimer. A l’heure actuelle, c’est à l’aide d’une batterie de tests neurologiques et neuropsychologiques poussés que l’on peut prononcer un diagnostic avec une certitude de 90%.
Là où le bât blesse
La Ligue Alzheimer a tenu à recueillir l’avis du Professeur Jean-Noël Octave, Président de l‘Institute of Neuro Science et membre du Conseil scientifique de la Ligue. Selon le Professeur Octave, cette info - aussi intéressante qu’elle puisse être - ne mérite pas l’emballement médiatique qu’elle a suscité. Le scientifique parle de « tempête dans un verre d’eau » et d’ « effet boule de neige » à partir d’un communiqué d’agence hâtivement repris et maintes fois interprété.

Parmi les éléments incitant à relativiser l’information, on peut épingler ces quatre questions en suspens :
- Diagnostiquer… Oui, mais après ?
Il n’existe pas encore de traitement curatif à la maladie d’Alzheimer. Les produits dont on dispose actuellement permettent uniquement de stabiliser ou de ralentir la dégénérescence, et ce chez 1/3 des patients seulement.
- Diagnostiquer… Oui, mais comment ?
Le test en question s’avère très délicat à mettre en œuvre. Il nécessite en effet de pratiquer une ponction lombaire : on pique avec une très longue aiguille dans la moelle épinière, au niveau de la colonne vertébrale. Une manœuvre médicale délicate, qui comporte des risques et exige quelques jours d’hospitalisation.
- Une innovation ? Oui, mais…
Si innovation il y a, elle réside dans l’agencement des marqueurs biologiques, bien davantage que dans le type de marqueurs utilisés. Les trois biomarqueurs sont en effet ceux manipulés depuis plus de 10 ans par les scientifiques.
- Des scientifiques ? Oui, mais liés à une firme pharmaceutique
Parmi les points communs aux trois co-auteurs de l’étude : la firme pharmaceutique Innogenetics, qui fait partie de Solvay - Pharma. C’est cette firme qui est à l’initiative des tests sur le liquide cérébro - spinal utilisés dans cette étude. Geert De Meyer en est un ancien employé. Les deux autres auteurs y travaillent toujours. Les trois chercheurs ont démenti toute pression financière. Il n’empêche : ce type de rapprochement est susceptible de favoriser un manque de recul critique et des velléités accrues de parvenir à des résultats positifs à tout prix. En somme : cette découverte, si elle représente une avancée majeure en termes de compréhension de la maladie d’Alzheimer, ne constitue pas encore une victoire claire et définitive sur cette pathologie.
Le modèle en question
D’après la dépêche de Belga, l’équipe du professeur Geert de Meyer et de ses collègues de l’Université de Gand a analysé des données issues d’une étude portant sur plus de 400 personnes âgées. Dans ce panel: 114 personnes disposaient de fonctions cognitives normales; 200 personnes souffraient de troubles cognitifs légers; les 102 autres avaient été diagnostiquées de la maladie d’Alzheimer. L’analyse du liquide cérébro-spinal de ces volontaires a révélé la présence de la “signature protéique” chez 90% des patients atteints d’Alzheimer, 72% des sujets souffrant de troubles cognitifs modérés et 36% des personnes en bonne santé. Ces résultats ont ensuite été recoupés au sein d’échantillons plus réduits. Dans l’un d’entre eux, le modèle a permis de “prédire” la maladie qui allait se déclencher chez 100% des 57 sujets atteints de troubles cognitifs légers non spécifiques à Alzheimer.
Pour en savoir plus:
Le site Doctissimo
Le site Psychomedia
Le site de France Info
A.D.
Tags: alzheimer, biomarqueur, diagnostic, Geert de Meyer, protéine, recherche, université de Gand
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Culpabilité Alzheimer?
13-07-2010
Face à une maladie sur laquelle le contrôle semble impossible, il n’est parfois pas aisé, pour les aidants, de se débarrasser de tout sentiment de culpabilité.
“Qu’ai-je fait de mal? Qu’aurais-je pu faire de mieux?”
Pourtant, avec Alzheimer, personne n’est responsable quand un proche tombe malade.
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JL
Tags: alzheimer, coupable, culpabilité, maladie
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Musique Vs oubli
5-07-2010
La semaine passée, nous vous faisions vivre l’ambiance décontractée d’une séance « chansons » à l’Alzheimer Café de Bruxelles – Europe.
Mais musique ne rime pas seulement avec plaisir. Les vertus de cette activité sont désormais avérées. Le « Nouvel Observateur » s’est penché sur le sujet. L’hebdomadaire propose une incursion dans la chorale d’un établissement spécialisé dans l’accueil de patients souffrant d’Alzheimer. Découvrez cet article ici.

Pour clôturer ce chapitre musical, nous vous invitons à voir (ou revoir) ces images de l’Alzheimer Café Day.
A.D.
Tags: alzheimer, Alzheimer cafe, Alzheimer Cafe Day, Bruxelles, maladie d'alzheimer, musique, nouvel obs, Nouvel Observateur, oubli
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Alzheimer en été
30-06-2010
Le soleil et la chaleur pointent enfin le bout de leur nez ! Et c’est tant mieux.
Malheureusement, pour les personnes qui vivent avec la maladie d’Alzheimer, cela signifie aussi un certain nombre de désagréments et donc des précautions à prendre.

Voici quelques trucs et astuces pour mieux vivre ensemble la belle saison qui s’annonce.
1. Boire beaucoup
Lorsque la température monte, la déshydratation n’est jamais bien loin; il convient donc de boire un maximum de liquides. Toutes les boissons sont intéressantes: thé, café, sodas mais la plus importante reste évidemment l’eau elle-même.
2. Profiter du beau temps
Un temps agréable est l’occasion d’organiser des activités qui sortent un peu de l’ordinaire pour le patient, particulièrement en extérieur, si possible au contact d’autres personnes; cela s’avérera très profitable pour son moral. Attention néanmoins à bien lui couvrir la tête et à éviter les moments où le soleil tape le plus fort. Il convient davantage d’aller se balader milieu ou fin d’après-midi plutôt que directement après le repas de midi.
3. S’habiller léger
À chaque saison, ses habits de prédilection. L’été n’échappe évidemment pas à cette règle et il convient d’habiller la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer en conséquence. Par exemple, une petite robe légère ou pas trop de couches de vêtements, afin de ne pas lui donner un sentiment d’oppression ou de chaleur excessive.
4. Se nourrir de manière adaptée
Pour le patient, mais finalement aussi pour chacun d’entre nous, une alimentation saine est très importante. Elle aura plus que probablement un effet bénéfique pour le veillissement de la personne. N’hésitez pas à profiter des légumes de saison, à consommer de l’huile d’olive (ainsi que les autres nutriments riches en Oméga 3), à manger du poisson et à manger de la viande rouge avec modération, en lui préférant la viande blanche, telle que le poulet.
Retrouvez ici nos 3 billets “Astuces Alzheimer”, consacrés à l’alimentation:
> épisode 1: organiser les repas
>épisode 2: prévenir les problèmes alimentaires
>épisode 3: éviter les problèmes de déglutition
En vous souhaitant un excellent début d’été et, éventuellement, de belles vacances!
JL
Tags: alimentation, alzheimer, conseils, déshydratation, été, hydratation
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Karl Friston, une théorie globale du cerveau
22-06-2010
Comment notre cerveau fonctionne-t-il ? Vaste question ! Le professeur Karl Friston de l’University College London (UCL) a tenté d’y répondre à l’occasion du Brain Awareness Week devant une large audience au Parlement européen.
Prenez le cerveau : l’objet le plus complexe de l’univers, capable d’une multitude d’actions différentes : raisonnement, mémoire, perception, apprentissage, attention, mémorisation, pour n’en citer qu’une partie.

Les scientifiques sont maintenant parvenus à détecter quelles régions cérébrales s’activent lorsque l’on écoute un discours, quand on admire un tableau, ou encore lors de marchandages financiers.
Les experts commencent même à appréhender les processus naturels profonds qui sous-tendent l’apprentissage et la prise de décision.
Vers une théorie globale du cerveau
Pourtant il nous manque encore ce qui rassemblerait toutes les pièces du puzzle et nous permettrait d’établir une théorie globale sur le fonctionnement du cerveau, à l’instar de la théorie générale de la relativité développée par Einstein.
Le neurologue Karl Friston et ses collègues ont proposé une loi mathématique qui, selon certains, pourrait constituer le principe se rapprochant le plus d’une grand théorie générale sur le cerveau.
Cette théorie s’inspire de modèles mathématiques de probabilités selon lesquels le cerveau serait constamment en train d’élaborer des prédictions sur le monde.
Ces prédictions seraient ensuite adaptées en fonction des éléments perçus par le cerveau. Un aspect crucial de cette approche repose dans le fait que les probabilités en question sont développées à partir d’expériences antérieures, mais qu’elles sont susceptibles d’êtres modifiées dès que des informations pertinentes deviennent disponibles.
Un exemple : quand on écoute quelqu’un parler, notre cerveau n’est pas simplement en train d’emmagasiner des informations ; il prédit aussi ce qu’il s’attend à entendre, et révise constamment ses prédictions en fonction des dernières informations qui lui parviennent. Ces prédictions exercent une grande influence sur ce que l’on entend : elles sont notamment susceptibles de faciliter la compréhension d’un discours perturbé ou altéré par un environnement bruyant.
En somme, les chercheurs de l’UCL estiment que cette théorie pourrait expliquer le fonctionnement du cerveau de manière globale : du simple contrôle de mouvements oculaires à une prise de décision intervenant lorsque l’on planifie sa vie.
2 questions à Karl Friston
A l’issue de sa conférence, le professeur Friston a accepté de répondre à notre courte interview sur l’application de sa théorie sur le fonctionnement du cerveau à la maladie d’Alzheimer.

- Que pourrait nous enseigner le modèle que vous avez développé dans le domaine de la maladie d’Alzheimer?
Ce modèle a des implications sur la capacité à mesurer la « plasticité » (changements dans les connexions du cerveau) qui sous-tend la mémoire et l’apprentissage.
Concrètement, cela pourrait signifier un progrès dans la recherche psychopharmacologique sur la maladie d’Alzheimer.
Théoriquement, et si l’on considère que la maladie d’Alzheimer comporte des changements au niveau des connexions cérébrales, ce modèle accréditerait l’idée selon laquelle il faut maintenir un environnement le plus constant et le plus prédictible possible.
Dans certains cas, être capable de fournir une explication théorique aux aidants sur le bien-fondé de la routine et des éléments familiers, les aide dans leur soutien. Les idées théoriques que j’ai développées pourraient être utilisées de cette manière.
Quelle serait votre réponse aux personnes qui considèrent la maladie d’Alzheimer comme une forme particulière du vieillissement, et non comme une maladie ?
En tant que psychiatre, je soutiendrais que cette idée relève d’une manière fonctionnelle de réduire la dissonance cognitive et la peine relatives au diagnostic.
Cependant, je dois dire que la maladie d’Alzheimer est une maladie qui a ses spécificités neurobiologiques et qui comporte toute une série de symptômes particuliers.
Et ce, même si l’on considère que le vieillissement cause aussi une série de modifications biologiques et induit des symptômes tels que des oublis bénins liés à l’âge.
Enfin, on remarque que la perte de connexions dans le cerveau ne signifie pas, dans un premier temps, une perte de fonctions.
La raison : le cerveau tendrait à diminuer la redondance. Néanmoins, lors du stade avancé de la maladie d’Alzheimer, les connexions touchées sont multiples. D’autres connexions que les redondantes sont alors atteintes à leur tour.
A.D.
Tags: alzheimer, brain awareness week, cerveau, einstein, friston, probabilité
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Salon “Autonomies”
10-06-2010
Du 25 au 27 mars 2010, aux Halles des foires de Coronmeuse, à Liège, eut lieu le salon Autonomies, pour le handicap, la dépendance et le vieillissement.
La Ligue Alzheimer était évidemment présente à l’ensemble du Salon, du jeudi au samedi, afin de pouvoir renseigner et sensibiliser un maximum de personnes à la problématique de la maladie d’Alzheimer et des autres formes de démences.
Les personnes handicapées, dépendantes ou vieillissantes représentent à l’heure actuelle plus de 30% de notre population et, tout comme le nom de ce salon l’indique bien, leur autonomie doit être encouragée et facilitée au maximum afin de pouvoir assurer à ces personnes la meilleure qualité de vie possible.
De nombreux autres exposants étaient également présents aux côtés de la Ligue Alzheimer : les visiteurs ont pu trouver une foule d’informations auprès de plus de 130 exposants.

Aude Dion de la Ligue Alzheimer et de deux de nos vaillants bénévoles, Monsieur Juvent et Monsieur Denoël.
Le stand de la Ligue Alzheimer n’a pratiquement jamais désempli.
À noter la présence de beaucoup de professeurs et d’étudiants lors du salon. Certaines écoles avaient distribué à leurs élèves des questionnaires à remplir tout au long de la journée, en posant des questions intéressantes aux différents stands présents ce jour-là. Initiative pédagogique qui a certainement porté ses fruits.
Ce salon a pu être organisé grâce au soutien de nombreux partenaires dont la Ville de Liège ou encore la Région wallonne.
JL
Tags: alzheimer, autonomies, handicap, liège, salon
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Démence et alcool, liés?
5-05-2010
Les rapports entre l’alcool et les différentes formes de démence restent difficiles à déceler. Dans cette incertitude, quelle attitude adopter ?
La plupart des professionnels de la santé s’accordent à dire qu’une consommation excessive et récurrente d’alcool est un facteur favorisant certaines pathologies démentielles comme le syndrome de Korsakoff ou encore l’encéphalopathie de Wernicke, qu’en est-il pour les autres pathologies démentielles ?

D’après l’Association Médicale Canadienne, qui rapporte les résultats d’une étude publiée dans le Journal of the American Medical Association (menée sur plus de 700 personnes de 65 ans et plus dont la moitié atteinte de démence) : “Les résultats indiquent que, comparativement à l’abstention, une consommation hebdomadaire d’un à six verres d’alcool est associée à un risque plus faible de démence chez les personnes âgées. Par contre, une consommation importante d’alcool est associée à une augmentation de ce risque ».
Quels risques en cas de démence ?
À l’opposé, lorsqu’un patient est déjà atteint d’une forme de démence, quelles sont les probabilités de voir apparaître une éventuelle consommation d’alcool excessive ? Florence Lebert et Florence Pasquier, chercheuses au Centre de la mémoire CHRU de Lille ont constaté l’apparition d’un abus de boissons alcoolisées chez approximativement 30% des patients atteints de démences frontotemporales.
Les causes peuvent être nombreuses : la solitude, l’isolement, la perte d’indépendance, l’annonce du diagnostic, etc. La meilleure façon de prévenir cet alcoolisme durant la démence reste de le déceler au plus tôt. Parlez-en à votre médecin traitant en cas de doute.
JL
Merci à Lydia Lassaux pour son aide sur ce sujet.
Sources :
- Association médicale canadienne
- Florence Lebert et Florence Pasquier, Démence frontotemporale : historique comportementale d’une maladie neurologique, Psychologie & neuroPsychiatrie du vieillissement, mars 2008, volume 6, numéro 1, pp. 33-41
Tags: alcool, alzheimer, consommation d'alcool, démence
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La démence « coûte » 422 milliards de dollars
20-04-2010
Le coût mondial de la démence s’élevait en 2009 à 422 milliards de dollars pour une population de 34.4 millions de personnes démentes. C’est ce qui ressort d’une étude publiée dans la revue scientifique Alzheimer’s & Dementia, en mars dernier.
But de cette étude? Mettre à jour les estimations du coût mondial de la démence établies en 2005.

Une augmentation de 34%
En 2005, le coût mondial des soins liés à la démence s’élevait à 315 milliards de dollars pour une population de 29.3 millions de personnes démentes. Le coût mondial de la démence a donc augmenté de 34% en 4 ans.
Un défi pour les pays émergents
77% des coûts ont été comptabilisés dans les pays dits développés.
Si ces coûts constituent un fardeau économique majeur pour le système de soins de santé occidental, ils représentent un défi croissant pour les pays émergents.
Dans cette catégorie de pays, on s’attend à un accroissement majeur de la prévalence de la démence.
En effet, cette augmentation trouve, entre autre, son origine dans les évolutions démographiques que ces pays s’apprêtent à connaître: la durée de vie s’allonge et donc, les cas de démences augmentent…
Le coût économique de la démence reste donc considérable. Un constat qui renforce l’idée d’une refonte importante du système de soins de santé, tant en termes d’organisation que de financement.
A.D.
Tags: alzheimer, coût, démence, dementia, mondial
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Internet booste le cerveau des aînés
23-03-2010
Surfer, bloguer, chatter… C’est bon pour la santé du cerveau, particulièrement pour les aînés.
Voilà comment pourraient être résumés les résultats d’une étude menée par des chercheurs de l’UCLA (University of California, Los Angeles). Cette étude est la première à examiner l’impact de la recherche en ligne sur les performances cérébrales.
L’équipe de recherche de l’UCLA a travaillé avec 24 volontaires sans aucun dommage neurologique âgés de 55 à 76 ans. Et les chercheurs de conclure : le « surf » sur internet chez les adultes d’âge moyen et chez les personnes plus âgées déclencherait l’action de centres du cerveau qui contrôlent la prise de décision et le raisonnement complexe.

A l’instar des activités de stimulation intellectuelle telles que mots croisés, puzzles et jeux de cartes, surfer stimulerait donc - et éventuellement améliorerait - le fonctionnement du cerveau.
Recherche internet, jeu en ligne, alimentation d’un blog ou d’un site internet, tri de ses emails, utilisation d’ « émoticônes » (les smileys J), twits et chats boosteraient chacun à leur manière les capacités cérébrales du surfeur.
Un impact global
L’impact de ces nouvelles technologies se ferait également ressentir sur le comportement. « L’utilisation prolongée de l’ordinateur est susceptible d’engendrer un effet profond sur la manière dont nous pensons, ressentons les choses et nous comportons », avance le Dr Gary Small (UCLA), neurologiste américain renommé.
S’il recommande de conserver un équilibre entre le temps passé sur internet et les interactions sociales réelles, le professeur Small exhorte les récalcitrants à se jeter à l’eau : « Si vous n’utilisez jamais l’informatique, commencez ! D’après les résultats de notre étude, une heure par jour peut déjà grandement améliorer notre capacité à traiter l’information, et ce même chez les personnes âgées de 55 à 60 ans.»
A.D.
Tags: alzheimer, capacités cérébrales, cerveau, Gary Small, surf, UCLA
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